Le Ghana poubelle électronique de l’Occident
Le Ghana est devenu l’une des poubelles électroniques de l’Occident.
Chaque année, des centaines de milliers de vieux téléviseurs et d’ordinateurs en fin de vie arrivent au Port de Tema, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Accra.
Des appareils d’« occasions » qui sont envoyés en Afrique pour réduire la fracture numérique et aider au développement du continent. Mais arrivés au Ghana, près des trois quarts s’avèrent complètement hors d’usage.
Ils atterrissent à Agbobloshie, un quartier de la capitale qui s’est transformé en une immense décharge électronique. C’est là que des enfants et des adolescents récupèrent notre vieux matériel pour en extraire les métaux et tout particulièrement le cuivre.
Sans protection aucune, ils cassent les écrans, brûlent les câbles, démontent les ordinateurs et s’empoisonnent. Alertée l’an dernier, l’ONG Greenpeace a mené une enquête sur le terrain :
les concentrations en mercure, plomb ou cyanure d’hydrogène dépassent tous les records.
Les rivières qui traversent la décharge sont mortes. Les enfants d’Agbobloshie vivent au milieu des fumées toxiques. Un véritable empoisonnement s’opère en toute illégalité. Les pays qui exportent leurs déchets électroniques – France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Etats-Unis, etc. – ont tous signé la convention de Bâle qui interdit ces pratiques depuis 1992.
Un bémol : les Etats-Unis n’ont jamais ratifié le texte… Et le problème prend de l’ampleur. L’ONU estime à 50 millions de tonnes, la quantité de déchets électroniques produite chaque année. La révolution numérique et le passage aux écrans plats est en train de faire exploser ce chiffre. L’équipe d’Arte Reportage s’est rendue à Accra, dans le « quartier toxique », comme on l’appelle là-bas. Une décharge qui attire des centaines de jeunes désœuvrés. Pour quelques grammes de cuivre, ils mettent leur vie en danger.
Les pays riches, eux, recyclent à peu de frais.
Source: Arte Reportage

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J’hallucine !!!!!!!!!!!!!!! C’est catastrophique de voir ces enfants qui n’ont pour seuls moyens de subsistance, les déchets électroniques. Merci d’interpeller les consciences!